Amsterdam
Le 14-09-2006 à 23:12

Il faut éviter de penser à ces difficultés que présente le monde, quelquefois. Sans ça, il devient tout à fait irrespirable.
Où l'habit fait le moine.
Certains amis qui partent à l'étranger, le temps qui s'étire et se recroqueville mystérieusement jusqu'à ne laisser aucun interstice vide; finalement, ça fait du bien de repartir quelques jours à Amsterdam, même pour un déplacement professionnel, même pour un salon, même si personne ne sait qu'un tel voyage est souvent plus épuisant que plaisant. Même si nous mettons un quart d'heure à rallier l'hotel à la vue plongeante sur le train et l'autoroute, en banlieue, en longeant une prison, forcément lugubre.
Malgré celà, c'est tout de même une bonne idée. Amsterdam, si j'en juge par les conversations dans le rue, autour de moi, au "café de Jaren", et au look général des garçons sur lesquels s'égarent mes yeux, est un peu le week-end en amoureux de gays français. En tout cas, dans rues qui bordent les canaux et qui offrent un spectacle vraiment pittoresque, à la limite du cliché, c'est le public majoritaire, après les groupes de filles. Le quartier rouge le soir se remplit bien sûr d'une population opposée, masculine et pleine d'hormones où les garçons sensibles n'ont pas leur place. Ce n'est pas bien grave.
Amsterdam où il semble que pour bien manger il faille opter pour un Argentin ou un Indien, où il est difficile de sortir des sentiers battus, où les rues tournent vicieusement et nous ramènent toujours aux même endroits, aux même touristes, aux même vitrines dont seules les mannequins vivantes changent, Amsterdam où en soirée on nous propose de l'héroïne en pleine rue. Amsterdam foulée par ces milliers de pas dont pas mal zigzaguants, imbibés d'on ne sait quoi, havre de la liberté sexuelle, et stupéfiante, de liberté parfois aussi un peu oppressante d'une foule titubante et hors controle, d'un trash à la néerlandaise.
Sorti directement du salon samedi midi, à la faveur d'un rayon de soleil, je peux donc enfin me poser pour lire, flâner, voir le musée Van Gogh, marcher encore et toujours, chercher désespérément un coin calme où me poser et réaliser qu'il n'y a pas de lieu calme dans le centre ville. Sorti fraichement du contexte professionnel donc, et toujours en habit un peu soigné, malgré la cravate rapidement abandonnée et jetée au fond du sac - chaussures de ville et chemise. Regards et sourires avaient changé de camp, de sexe, et de tranche d'âge. Drôle, très drôle. L'habit fait le moine. Plus que jamais.
- De : Vincent le 15-09-2006 à 02:53
- Tu veux dire que le costume fait l'hétéro ? Je crois aussi, heureusement sinon je serais deja grillé au boulot. Enfin, ça risque de changer demain car c'est casual friday... Sur un plan purement narcissique, je me suis trouvé fort choupinou aujourd'hui avec une belle chemise rose col ouvert sous mon costume noir en cashemire :)
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