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Amsterdam

Le 10-09-2007 à 01:10

barres chocolatées Oh Henry

C'est toujours pareil. Amsterdam, je m'y perds comme dans un labyrinthe. Les rues qui tournent sans arrêt se ressemblent encore plus la nuit, où chaque coin d'un pont sur un petit canal me rappelle exactement celui croisé quelques instant plus tôt. C'est ainsi que je finis toujours par trouver le lieu que je cherchais, lorsqu'enfin j'ai changé d'avis et crois me diriger tout à fait ailleurs.

Alors que nous sortons avec deux collègues d'une soirée donnée par une entreprise, un peu ratée mais avec un bon buffet, je décide d'aller marcher un peu, seul. Amsterdam la nuit est pleine de gens qui habituellement me font peur. Des jeunes ivres, de tous genre, de tout pays. Il s'en faudrait de peu pour que je stresse à cause de ça, mais non, ce soir je prends les ruelles et je longe les canaux, je prends le temps de réfléchir. Ça fait très adolesent, dire que j'ai passé une heure à marcher et à penser, mais c'est pourtant ça. Le stress est bien là oui, mais sans aucun rapport avec la fréquentation des rues. Il est là sans que j'aie la moindre idée de la raison, seulement la conscience de cette boule au ventre qui me fait m'arrêter pour quelques secondes, le temps que la douleur passe.

Et de sourire, parce que désormais, c'est confiant que je l'aborde; sans angoisse, et sans peur - je viendrai à bout de tout ça, je surmonterai, je serai meilleur; parce que j'ai confiance. Et ça, c'est nouveau, et je le réalise alors que les rues et les canaux m'ont perdu une fois de plus.

Je me retrouve finalement devant le Café de Jaaren, que nous avions découvert en groupe en Aôut l'année dernière. En souvenir de ce week-end, je passe devant le Montmartre, je descend la rue devant l'exit, je continue un petit tour, et finalement je rentre dans le Montmartre. Cela fait bien trois ans que je ne suis pas rentré seul dans un bar gay. J'y rentre sans aucune envie particulière, encore moins celle de repartir accompagné, je ne suis pas là pour ça du tout.

Mais il n'empèche, j'y suis, j'y bois une bière, je parle même à deux-trois habitués. La musique y est ringarde à souhait, comme je me la rappelait, il n'y a pas grand monde, normal un Dimanche soir je suppose. Les gens chantent, et moi je parle, oh juste quelques mots. Pour vous bien sûr ce n'est pas grand chose, mais pour moi c'est un grand pas. Ce soir j'ai confiance.

Ma bière finie, je repars attrapper le tram' et aller dormir. C'est toujours pareil Amsterdam, on s'y perd forcément toujours un peu quand on veut réfléchir.

  • De : Glamourousglu le 10-09-2007 à 14:02
  • Aller seul dans un bar gay... C'est autorisé ca? Comment tu fais pour avoir l'air fin, rigolo et bien entouré par des amis(si possibles eux aussi beaux, joyeux et lettrés)? J'aime beaucoup le ton de tes derniers posts. Heart in a Cage, The Strokes, Ca te changera de la BO Hairspray et te donnera peut etre le gout de m'accompagner à la prochaine soirée Popingays (a bas la House!!) ;-)
  • De : Jonathan D. le 11-09-2007 à 22:25
  • Amsterdam reste une grande inconnue pour moi. Je me demande si dans 2 ou 3 ans, en évoluant de poste, je ne pourrais pas y travailler, et donc y vivre. Une certaine part de curiosité m'attire à connaître cette ville...
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